Origine : Lorraine (Sanry s/Nied)
Année de l'arrangement : 2004


 

Hier au soir, je fis un rêve


Hier au soir, je fis un rêve
Que ma maîtresse allait mourir.
J'ai pris mon cheval par la bride,
Tout droit chez ell' j'm'en suis allé.

 

2.
En arrivant dessur ces côtes,
De tous côtés j'entends sonner;
En arrivant dans le village,
Ma belle-mèr' j'ai rencontrée.

 

3.
— Oh, bonjour, mère, ma bonne mère,
Ma maîtresse vit-elle encor ?
— Oh, non ! oh, non ! répondit-elle,
Elle y est morte hier au soir.

 

4.
— Qu'elle y soit morte ou bien en vie,
Il faut que je l'embrasse encor.
En arrivant devant sa couche,
Un doux baiser j'lui ai donné.

 

5.
— Galant, retir'-toi car ta bouche,
Car ta bouch' n'y sent que la rose, (bis)
Et la mienne n'y sent que la mort.

 

6.*
Prends l'anneau qui est à mon doigt
Et fais une aut' maîtresse que moi.
Ne la donne pas à ces riches
Qui se moqueront bien de toi,
Donne-la plutôt à ces pauvres
Qui prieront l'doux Jésus pour moi.


Source : Raphaël de Westphalen - Chansons populaires de Lorraine, t. 1 page 14

*Rien n'indique comment interpréter le 6e couplet qui a 6 vers au lieu de 4.

 

Voir un regroupement de chants à propos de la mort de l'amante.