Origine : Franche-Comté
Année de l'arrangement : 2005


 

La bonne année


Voici lou bon an qua veni (bis)
Que tout lou monde a rejoyi
Autant les grands que les petits.
Due vos boutait dans unn' bounne an'naie
Dans unn' bounne an'naie su vos rentrai.
etc.


Traduction

Voici le bon an qui est venu, (bis)
Que tout le monde s'en réjoui,
Les grands tout comme les petits.
Oh Dieu vous (mette) dans le bon an
Dieu vous mette dans la bonne année.

 

2.
Ah donnez-nous de vos noix
Qui sont par dedans vos maisons.

 

3.
Ah donnez-nous de vos côtis
Qui sont pendus à vos planchers.

 

4.
Ah donnez-nous de vos jambons
Qui sont pendus à ces bâtons.

 

5.
Coupez au lard sans regarder
Une poignée d'argent sans compter.

 

6.
Donnez-nous de votre bon gâteau
Qui est dans le coffre au pied de votre lit.

 

7.
L'enfant qui est au berceau couché
De la main de Dieu soit soigné.

 

8.
Dieu bénisse cette maison
Tant au milieu qu'aux alentours.

 

9.
Et le maître de la maison
Dieu lui donne bonne abondance.

 

10.
Et la maîtresse de céans
Dieu en ait grande compassion.

 

11.
Ne nous faites pas tant demeurer
Nous avons les pieds tout gelés
Et la barbe toute givrée.

 

12.
En vous donnant bien le bon soir,
Au père et à la mère
Et tous les enfants.


Source : Charles Beauquier - Chansons populaires de Franche-Comté, page 187

La traduction est celle qui figure dans le tome I de Jean Garneret "Chansons populaires comtoises",
ce dernier y reprenant les chansons publiées par Beauquier.

"La veille du jour de l'an, pendant la nuit, les jeunes gens parcourent les rues des villes et des villages en chantant le Bon an, ils s'arrêtent aux portes des principaux habitants et ne cessent leurs chants que lorsqu'on leur a donné quelque chose."
(John Viénot)

Quand les habitants de la maison ne donnent rien, les chanteurs terminent par le couplet suivant :

Due vos denne des raittes assai
Ne tchin, ne tchat pou les aittropai
Point de bâton pou les tuiai.

(Ch. Beauquier)